Evénements du 10 mai 2023

  • Mawda, ça veut dire tendresse

    21.01.2022  >  20.05.2023

    • Théâtre
    « Nous voulons raconter l'histoire de Mawda et de sa famille. »

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    Mawda Shamdin Ali avait deux ans. Elle se trouvait dans une camionnette qui devait la ramener en Angleterre avec ses parents, son frère et une vingtaine d’autres personnes. La camionnette a été prise en chasse par la police sur une autoroute belge. Un policier a tiré. La balle a atteint Mawda à la tête. Elle est morte. Ses parents et son frère ont été emmenés au cachot. Prhast et Shamdin viennent du Kurdistan irakien. Ils ont dû fuir parce qu’on ne voulait pas qu’ils se marient. Ils ont fui parce qu’ils s’aimaient. Depuis deux ans, la comédienne et metteuse en scène Marie-Aurore d’Awans et la cinéaste et journaliste Pauline Beugnies, rejointes par Kristin Rogghe, dramaturge au KVS, amassent de la matière réelle (interviews, procès...) et sont en dialogue avec les parents de Mawda pour écrire ce spectacle. « Nous voulons raconter cette histoire. Raconter l’histoire d’amour des parents, des Roméo et Juliette kurdes. Raconter son grand frère que ce drame a changé à jamais. Raconter l’exil. Mais nous voulons aussi comprendre comment un tel drame peut arriver. Dans quel contexte politique ? Comment nos médias s’emparent-ils de tels événements ? Comment un drame qui devrait alimenter le débat public sur la politique migratoire se résume finalement à un simple fait divers ? »
    Lieu
    Le Rideau
    Rue Goffart, 7 A
    1050 Ixelles
    Tél : +32 2 737 16 01
    Réservation : +32 2 737 16 00
    contact@rideaudebruxelles.be
    http://www.rideaudebruxelles.be
  • Je crois que dehors c’est le printemps

    09.05.2023  >  12.05.2023

    • Théâtre
    Dans une approche humaine, Gaia Saitta, invite des spectateur·ices à l’accompagner, donnant ainsi corps à l’histoire, aux émotions d’Irina.

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    « Elles sont en train de jouer chez des amis, je les emmènerai à l’école demain matin. Tu iras les chercher. C’était le 30 janvier 2011. Je ne les ai plus jamais vues ». D’origine italienne, mariée, Irina vit en Suisse. Un jour, le père de ses filles jumelles de six ans décide de les emmener. Quelques jours plus tard, on retrouve le corps sans vie du père – il s’est suicidé – mais les fillettes sont portées disparues. Si Gaia Saitta et Giorgio Corsetti s’emparent du fait divers dont la journaliste italienne Concita de Gregorio a tiré un livre poignant, c’est moins pour le détailler que pour regarder au-delà, pour capter le souffle de la résistance, l’éblouissement de la poésie de celle qui reste. Dans une approche humaine, Gaia Saitta, seule en scène, invite des spectateur·ices à l’accompagner, à endosser un rôle discret sur le plateau, donnant ainsi corps à l’histoire, aux émotions d’Irina. Qu’i·els soient interpellé·es et/ou filmé·es en direct, i·els soulignent l’interprétation tout en pudeur de l’actrice et, par-delà, la puissance d’Irina. Puissante d’une attention à la vie. Puissante d’un droit au bonheur qu’elle doit se réapproprier. Car là est toute l’humanité, la beauté presque « scandaleuse » d’Irina : accepter d’être à nouveau touchée par l’amour. Gaia Saitta est artiste associée au Théâtre National Wallonie-Bruxelles. Création Studio Théâtre National Wallonie-Bruxelles Coproduction Les Halles de Schaerbeek
    Lieu
    Théâtre National Wallonie-Bruxelles
    Boulevard Emile Jacqmain, 111
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 203 53 03
    Réservation : +32 2 203 41 55
    info@theatrenational.be
    http://www.theatrenational.be