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Ravage tout court
10.02.2026 > 13.02.2026
Adeline Rosenstein / Maison Ravage À partir de 15 ans[ Durée : 1h30 ] « Patient infiniment » dans un pays où tous
Vivent sur les braises de la Colère
Mahmoud DarwichL’écriture de la série documentaire Décris-Ravage a pris 7 ans. Elle avait commencé à la suite de l’opération « plomb durci », les bombardements de la bande de Gaza en 2008-2009, un crime de guerre si gros, si méticuleusement documenté qu'il aurait dû produire des sanctions internationales et au minimum la décolonisation de la Palestine dans les frontières de 1967, pensions-nous.Pourtant les opérations meurtrières se sont multipliées, avec cette impunité qui érode le sens de tout ce qu’on fait. Tant pis, on continue, pariant qu’il faut dire et redire en quoi la situation des millions de Palestinien.ne.s nous concerne, nous, ici en Europe. Expliciter, rendre lisible notre part de responsabilité dans cette injustice durable.Et puis est arrivé octobre 2023 emportant ce qui nous restait de patience.Comment résumer et embrasser du regard les dernières 250 années en une heure sans s’énerver ? Comment s’armer contre la tentative actuelle de nier un peuple ? C’est ce que tente, avec les outils du théâtre, cette version impatiente de Décris-Ravage intitulé Ravage tout court.AFTER SCENE – Je 12 février après la représentation. Avec l’équipe du spectacle.
Lieu
Le Rideau
Rue Goffart, 7 A
1050 Ixelles
Tél : +32 2 737 16 00
Réservation : +32 2 737 16 01
contact@lerideau.brussels
https://lerideau.brussels
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L’Odeur de la guerre
10.02.2026 > 12.02.2026
Frapper juste.
Jeanne se prépare à monter sur le ring pour son premier championnat de boxe. Dans le vestiaire, entre adrénaline et odeurs de camphre, remontent les effluves de son enfance dans le sud. Le chant des cigales s’entrechoque avec les voix de sa mère qui ne parle qu’au chien, de son père qui aurait préféré avoir un fils, et de Francesco, son coach, pour qui, dans la vie, il n’y a que la sueur et la confiance en soi qui paient. Tout ici sent l’odeur de la guerre. Julie Duval, comédienne, auteure et boxeuse, livre un seule en scène autbiographique renversant !
Bien plus qu’un récit, son spectacle est une plongée dans le monde sans pitié des sentiments mal exprimés, des révoltes mal comprises et des agressions physiques dites accidentelles.
Cette traversée bouleversante où la boxe est un miroir de la société raconte avec rage, punch et talent l’émancipation d'une femme par le sport, les sentiments refoulés et les violences tues qui tuent.
Lieu
Centre Culturel d'Uccle
Rue Rouge, 47
1180 Uccle
Tél : +32 2 374 64 84
Réservation : +32 2 374 64 84
reservation@ccu.be
http://www.ccu.be
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Vous m’avez appelée, qu’est-ce que je peux faire pour vous ?
10.02.2026
Pourquoi faire entendre un texte qui parle du cancer ? Je vais poser la question autrement. Pourquoi ne pas parler du cancer ?
Le cancer touche indifféremment jeunes et vieux, hommes et femmes. Nous serons tous·tes en contact un jour ou l’autre avec une personne atteinte de cette maladie. Un cancer prend des mois, des années de nos vies. Parfois il prend nos vies.
Florence Crick a la particularité d’avoir une double casquette : comédienne et infirmière en oncologie. Elle connait son sujet.
La colonne vertébrale du texte est une parole politique, tenue par une infirmière, qui parle de la déshumanisation des conditions de travail du corps médical et de l’intensité des rapports humains vécus entre les soignant·es et les malades. La pièce met également en lumière la contradiction entre le temps court imposé au monde hospitalier qui, de plus en plus, doit se soumettre aux mêmes impératifs de rendements que des sociétés privées, et le temps long nécessaire aux soins de qualité. Deux temporalités s’opposent.
Outre la dénonciation d’un système qui ne se donne pas les moyens de ses ambitions et régresse de plus en plus, le texte comporte des moments sensibles, bouleversants, avec le surgissement des patient·es qui peuplent les souvenirs de l’infirmière, toutes ces personnes qui ont traversé sa vie et qui hantent encore son esprit. Ces fantômes s’imposent à elle, ne la lâchent pas et réclament leur place dans l’histoire du monde.
La maladie, la dépression, la mort sont très présentes – inévitablement. Mais elles sont traitées avec pudeur et légèreté afin de mettre en avant non pas le tragique des situations mais l’humanité des relations qui se créent entre les patient·es et les soignant·es ainsi qu’avec le public.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit : de relations entre des êtres qui ne se connaissaient pas avant que la maladie apparaisse et qui vont avancer ensemble sur un chemin périlleux. Au-dessus de cette relation plane la mort mais surtout, au cœur de ce lien, pulse la vie.
Lieu
Centre Culturel Bruegel
Rue des Renards, 1 F
1000 Bruxelles
Tél : +32 2 503 42 68
Réservation : +32 2 503 42 68
info@ccbruegel.be
http://www.ccbruegel.be