Justice surréaliste

Avec le Centre de Prévention des Violences Conjugales et Familiales, 20 participantes.

Le groupe de femmes constitué avec le CPVCF avait, en 2024, fait le choix d’exprimer par l’écriture l’aspect souvent surréaliste de leurs expériences vécues avec le milieu judiciaire.

Des ateliers d’écriture ont démarré dès janvier, animés par Isabelle De Vriendt de ScriptaLinea aisbl. D’un point de vue pédagogique, ils ont été coconstruits avec une travailleuse du CPVCF et une médiatrice culturelle d’Article 27, sur base des choix du groupe.

Pour accompagner chaque participante, faire le lien d’une séance à l’autre et permettre aux absentes de continuer à suivre le projet de façon fluide, un compte-rendu de chaque séance était à chaque fois transmis à chacune. Une ligne du temps du projet était également complétée et présentée à chaque rencontre. Un soin particulier était donné à l’accueil (auberge espagnole, petit récapitulatif général et energizer pour se lancer dans la séance).

Durant 8 séances, le groupe a pu pratiquer l’écriture individuelle et collective, entre autres à travers des jeux d’écriture surréaliste.

Les femmes, dès le début du projet, souhaitaient ardemment diffuser leur parole. Cette envie a pu se concrétiser de plusieurs façons :
 Participation à la Marche Mondiale des Femmes du 08 mars, avec un stand qui proposait aux personnes qui passaient de participer aux jeux d’écriture surréaliste expérimentés lors des ateliers ;
 Réalisation de 2 émissions radio (émission « Des livres pour dire » sur Radio Air Libre) ;
 Présentation du projet lors de la journée R#A, en septembre 2025, avec une lecture publique d’extraits des textes ;
 Edition d’une publication en décembre, qui reprend à la fois tout le processus du projet ainsi que les productions.

« Ce projet m’a apporté de me reconstruire, d’avoir confiance en moi, de ne pas baisser les bras. »

« J’ai vu des femmes artistes, des femmes écrivaines. J’ai été surprise par la qualité de l’écrit, à quel point ça nous touchait. Je me suis dit qu’on est toutes un peu artistes à l’intérieur. »