Evénements du 16 mars 2021

  • Belgium Best Country

    02.03.2021  >  26.03.2021

    • Théâtre
    En 2019, des bénévoles ont proposé quelques 50.000 nuitées à des migrants qui ont ainsi pu dormir à l'abri et ce, à travers tout le pays. On estime les familles d’hébergeurs belges à plus de 8000. Belgium, best country est l’hommage que nous rendons, aujourd’hui, avec un peu de recul, à ces hébergeurs.

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    On parlait peu : What’s your name ? Not too cold ? Hungry ? Drink ? Les premières fois, j’ai essayé plus. Vous savez, comme ces taximen qui vous racontent leur vie et veulent tout savoir de la vôtre. Je voulais mon shoot d’anecdotes. Je voulais qu’ils me racontent. Parce que je voulais des trucs à raconter. C’était mon tarif : la course ne coûtait pas un balle mais il fallait me payer en frissons : Libya, torture… Italy, very bad, war. Et puis le happy end : Belgium, best country, best people. En 2019, des bénévoles ont proposé quelques 50.000 nuitées à des migrants qui ont ainsi pu dormir à l'abri et ce, à travers tout le pays. On estime les familles d’hébergeurs belges à plus de 8000, qui ont accueilli au moins une fois un migrant chez elles. Plus qu’un toit et de la nourriture, ces familles, en les logeant, protègent les migrants des arrestations arbitraires et expulsions à répétition. 8000 familles de hors-la-loi : un véritable mouvement… Edgar Szoc, chroniqueur impertinent à la RTBF, nous fait entendre ici la multiplicité des voix de ces hébergeurs. Et parle des migrations à travers le regard de ceux qui accueillent. Ces hébergeurs qui tentent de trouver une forme d’intégrité à travers des sentiments fatalement ambivalents, tiraillés entre leur éthique et leur réalité quotidienne (et émotionnelle). Belgium, best country est l’hommage que nous rendons, aujourd’hui, avec un peu de recul, à ces hébergeurs. Il est également un spectacle sur le vivre-ensemble, un acte finalement moins simple qu’il n’y parait. C’est étrange, l’hébergement. On donne un peu, un tout petit peu… Et ça fait apparaître toute notre richesse. J’ai un aspirateur de table… Un aspirateur de table, bordel ! Comment vous expliquez l’aspirateur de table à un Soudanais ?
    Lieu
    Théâtre de Poche
    Chemin du Gymnase, 1 A
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 649 17 27
    Réservation : +32 2 649 17 27
    reservation@poche.be
    http://www.poche.be
  • Eddy Bellegueule

    09.03.2021  >  20.03.2021

    • Théâtre
    « Pourquoi ma vie est une question alors que celle des autres une évidence? » Edouard Louis

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    Eddy Bellegueule est un enfant considéré par sa famille et les gens du village comme « différent » des autres. Exclu, harcelé, violenté, Eddy évolue dans un milieu précaire où 5€ de plus ou de moins font la différence à chaque fin de mois, où les garçons doivent rejeter l’école et mépriser leurs professeur.e.s, où la seule façon de se construire en tant qu’homme est d’être reconnu comme « un dur ! ». Un monde où le travail à l’usine détruit les corps des ouvrier.ères, où l’on se retrouve au chômage du jour au lendemain, où l’on boit pour oublier, où la télévision est allumée à longueur de journée, où écrasés, abandonnés et déçus par les gouvernements en place, on vote Front National, car les discours racistes sont omniprésents. Un milieu aussi, où l’on déteste les « pédés ». Et Eddy est un “pédé”. Edouard Louis, icône générationnelle, apporte à la littérature une réalité qui en est trop souvent exclue : l’injustice sociale, la violence d’un monde oublié de la classe dominante, où toute différence est vécue comme une faiblesse.
    Lieu
    Atelier 210
    Chaussée Saint-Pierre, 210
    1040 Etterbeek
    Tél : +32 2 732 25 98
    info@atelier210.be
    http://www.atelier210.be
  • Nasha Moskva

    16.03.2021  >  20.03.2021

    • Théâtre

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    Nasha Moskva - « notre Moscou » en Russe - est l’histoire de trois individus qui se projettent sur Les Trois Sœurs de Tchékhov. Fin du XIXème siècle : trois sœurs orphelines - Olga, Macha et Irina - vivent dans une grande maison à l’écart de la ville. Dans cette ville grossière, elles se sentent comme des étrangères et rêvent de retrouver Moscou, lieu mythique de leur enfance, paradis originel où elles ont grandi. Début du XXIème siècle : Sabine, Edith et Bernard – trois êtres oscillant entre marginaux amateurs de théâtre et patients psychiatriques - sont tellement épris de l’œuvre de Tchékhov qu’ils s’y reconnaissent jusqu’à la fusion. Dans un dialogue entre Les Trois Sœurs et les trois « êtres », entre Tchékhov et nous-mêmes, Nasha Moskva traite du besoin vital de s’intégrer dans une société, alors même que la part la plus intime de notre être ne cesse de nous en éloigner. Avec humour, parfois avec rage, le spectacle interroge cet « être en dehors » inhérent à l’être humain. En titillant la frontière incertaine entre norme et folie, il questionne notre capacité de survivre et de créer une œuvre artistique dans une société normative. Conception, mise en scène et interprétation : Marie Bos, Estelle Franco et Francesco Italiano Co-mise en scène : Guillemette Laurent Lumière : Julie Petit-Etienne Mise en espace : Nicolas Mouzet-Tagawa Costumes : Thijsje Strijpens Direction technique et régie: Nelly Framinet Accompagnement et diffusion BLOOM Project/Stéphanie Barboteau Une création de la Compagnie Le Colonel Astral. Résidence et création Théâtre Océan Nord, Bruxelles. Avec le soutien de la SACD et de Wallonie-Bruxelles International. Avec l’aide à la reprise de la Fédération Wallonie Bruxelles - service du théâtre - CAPT.
    Lieu
    Théâtre de la Vie
    Rue Traversière, 45
    1210 Saint-Josse-Ten-Noode
    Tél : +32 2 219 11 86
    Réservation : +32 2 219 60 06
    reservations@theatredelavie.be
    http://www.theatredelavie.be
  • Africa simply the best

    16.03.2021  >  20.03.2021

    • Spectacle
    Initié en 2015 par Serge Aimé Coulibaly pour repérer de nouveaux talents de la danse, le concours chorégraphique Simply the Best initialement organisé à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso s’est ouvert à tout le continent africain en 2019.  Rebaptisé Africa Simply The Best il a permis à son jury de choisir les trois meilleurs solos de danse contemporaine parmi les 14 présélectionnés. Les trois lauréats du concours ont bénéficié d’un coaching professionnel avant d’entamer leur tournée pour présenter leurs pièces respectives. Avec Le Départ, le Camerounais Zora Snake met en mouvement un moment charnière de la vie, celui de l’étincelle avant une reconstruction. Une performance à vif à partir d’un texte proféré pour s’élever contre le système injuste de nos sociétés. À qui le tour ? explore les affres et les spasmes d’un corps en deuil après la perte d’un être cher. Choc, colère, souvenirs, dépression, acceptation et renaissance, la Camerounaise Agathe Djokam interprète les étapes de ce difficile processus. Enfin, le Burkinabè Charlemagne Kevin Kabore entame avec Corps en mutation une réflexion sur l’être humain dans sa diversité. Par le biais de la cendre qu’il utilise pour délimiter l’espace et comme outil de purification et de protection, il symbolise un pont entre le monde des vivants et l’au-delà.

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    Initié en 2015 par Serge Aimé Coulibaly pour repérer de nouveaux talents de la danse, le concours chorégraphique Simply the Best initialement organisé à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso s’est ouvert à tout le continent africain en 2019.  Rebaptisé Africa Simply The Best il a permis à son jury de choisir les trois meilleurs solos de danse contemporaine parmi les 14 présélectionnés. Les trois lauréats du concours ont bénéficié d’un coaching professionnel avant d’entamer leur tournée pour présenter leurs pièces respectives. Avec Le Départ, le Camerounais Zora Snake met en mouvement un moment charnière de la vie, celui de l’étincelle avant une reconstruction. Une performance à vif à partir d’un texte proféré pour s’élever contre le système injuste de nos sociétés. À qui le tour ? explore les affres et les spasmes d’un corps en deuil après la perte d’un être cher. Choc, colère, souvenirs, dépression, acceptation et renaissance, la Camerounaise Agathe Djokam interprète les étapes de ce difficile processus. Enfin, le Burkinabè Charlemagne Kevin Kabore entame avec Corps en mutation une réflexion sur l’être humain dans sa diversité. Par le biais de la cendre qu’il utilise pour délimiter l’espace et comme outil de purification et de protection, il symbolise un pont entre le monde des vivants et l’au-delà.
    Lieu
    Théâtre National Wallonie-Bruxelles
    Boulevard Emile Jacqmain, 111
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 203 53 03
    Réservation : +32 2 203 41 55
    info@theatrenational.be
    http://www.theatrenational.be