Evénements du 11 mai 2022

  • Music Rooms - Nevin Aladağ

    07.05.2022  >  15.05.2022

    • Concert

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    Nevin Aladağ se sert souvent de la musique pour réfléchir à la manière dont les identités sont fabriquées et dont la culture est une pratique d’assemblage et de transformation. Née en Turquie et vivant en Allemagne, elle explore les relations entre identités, traditions et géographies. Dans sa série Music Rooms, divers objets domestiques – chaises, tables ou même porte-manteaux – sont transformés en instruments de musique. Inspirés par les salons de musique, nés en Europe aux XVIe et XVIIe siècles pour accueillir des événements musicaux récréatifs dans des hôtels particuliers et des palais, ces nouveaux instruments acquièrent une gamme de sonorités d’un héritage hétérogène allant au-delà des traditions occidentales et orientales. Pour cette exposition conçue pour le festival, Aladağ dispose une série de sculptures réalisées à partir de meubles et autres objets chinés à Istanbul aux côtés d’œuvres audiovisuelles. À l’intérieur de la Maison des Arts, les chaises et tables basses d’Aladağ se camouflent : leur statut est ambigu, oscillant entre leur vie antérieure de meubles et leur potentialité à devenir des instruments de musique. Quatre concerts sont également organisés dans l’exposition avec l’ensemble Ictus et différent·es musicien·nes pour ouvrir des potentiels dialogues sonores de ce salon modifié.
    Lieu
    Maison des Arts
    Avenue Jeanne, 58 60
    1050 Ixelles
  • The Weeping Woods and the Okapi Resistance - Daniela Ortiz

    07.05.2022  >  26.05.2022

    • Théâtre

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    Des chevaux transportant un roi, un chien mordant une jambe, des serpents : les monuments de Bruxelles, et plus particulièrement ceux de l’époque coloniale, sont souvent accompagnés d’animaux. Certains, comme le crocodile apprivoisé du Monument aux Pionniers Belges au Congo, y sont emprisonnés à titre d’allégorie. Mais que se passerait-il si, en silence, ils se mettaient à ourdir une alliance entre eux, rejoints par les peuples opprimés par ceux qui sont célébrés par ces statues ? Née à Cusco au Pérou en 1985, Daniela Ortiz explore les concepts de nationalité, de racialisation, de classe sociale et de genre par le biais de différentes pratiques artistiques. Il y a deux ans, elle a développé le projet Papa, with P for Patriarchy qui, en utilisant l’esthétique d’un livre pour enfants, interroge la représentation des genres au cours de la petite enfance. Avec ce nouveau projet, Ortiz poursuit sa recherche sur l’enfance. Dans l’espace public, elle crée un théâtre de marionnettes, dont les protagonistes sont sept animaux provenant de différents monuments de Bruxelles. En leur donnant la parole, Ortiz transporte les spectateur·ices – adultes et enfants – au cœur d’un conte de fées contemporain dans lequel les figures de bronze et de pierre, que nous pouvons croiser sur nos chemins, nous parlent enfin de leur révolution prochaine.
    Lieu
    Monument aux pionniers belges au Congo
    Parc du Cinquantenaire
    1000 Bruxelles
  • Bronx Gothic - Okwui Okpokwasili

    07.05.2022  >  12.05.2022

    • Spectacle

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    Okwui Okpokwasili a créé Bronx Gothic en 2014. Elle y dévoile le récit qui se cache derrière deux amies, deux jeunes filles noires, grandissant dans le Bronx des années 1980. Dans une pièce aux rideaux tirés, le public est témoin de leur intimité. Constitué de notes échangées entre les deux adolescentes au moment de leur éveil sexuel, Bronx Gothic cherche à transmettre ce qui est essentiel dans un corps en mutation et les énergies qui le traversent : l’amour, l’étrangeté et la terreur qui l’accompagnent. Très vite, la performance devint mythique et Okwui Okpokwasili la jouera pendant quatre ans, avant de décider d’arrêter les représentations. À l’occasion du Kunstenfestivaldesarts, elle crée et présente une nouvelle version portée sur scène par Wanjiru Kamuyu. Les thèmes de la sororité et de la transformation, qui sont au cœur de Bronx Gothic, deviennent le fil conducteur transmettant la performance à un nouveau corps, installé dans l’intimité de la pièce aux rideaux tirés – située ici dans l’impressionnant espace des Brigittines. Cette nouvelle version de Bronx Gothic nous invite à plonger, d’une part, dans le passé de cette histoire et, d’autre part, dans le moment présent d’une performance d’ores et déjà devenue iconique.
    Lieu
    Les Brigittines
    Petite rue des Brigittines
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 213 86 10
    Réservation : +32 2 213 86 10
    info@brigittines.be
    http://www.brigittines.be
  • Hymno - Lav Diaz

    08.05.2022  >  29.05.2022

    • Spectacle

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    Les portraits épiques de la condition humaine du cinéaste philippin Lav Diaz lui ont valu sa notoriété et sa place singulière au sein du cinéma international. Son œuvre est profondément ancrée dans l’histoire complexe de son pays, mais transcende également ce contexte local par son esprit révolutionnaire et le désir de changement qu’elle exprime. Ses longs métrages repoussent les limites du cinéma, durant en moyenne six, parfois même neuf heures, ou plus. Le cinéaste y mène une quête, aussi irrépressible qu’ambitieuse, de la poésie et de la beauté cachées dans les situations les plus âpres. Pour sa première venue en Belgique, Kunstenfestivaldesarts et Cinéma Galeries s’associent pour une rétrospective. Trois semaines durant, une sélection de films et une exposition dévoilent les instincts narratifs, la sensibilité et le style de ce cinéaste qui ne sont pas sans rappeler ceux de certains autres poètes du cinéma, tels qu’Andrei Tarkovsky, Robert Bresson ou encore Béla Tarr. Les films de Lav Diaz témoignent de son obsession pour les traumatismes, la souffrance et la part d’ombre de l’humanité, pouvant laisser une impression de poids écrasante sur le·la spectateur·ice. Mais même dans les situations les plus sombres, sa recherche ambitieuse et irrépressible de la poésie fait émerger des lueurs d’espoir.
    Lieu
    Cinéma Galeries
    Galerie de la Reine, 26
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 514 74 98
    http://www.galeries.be/
  • Hacer Noche - Bárbara Bañuelos & Carles Albert Gasulla

    08.05.2022  >  11.05.2022

    • Théâtre

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    Bárbara Bañuelos et Carles Albert Gasulla se sont rencontré·es voici déjà quelques années. Bárbara est metteuse en scène et lutte contre la précarité de son emploi ; Carles Albert est diplômé en philologie allemande et parle cinq langues ; il a un diagnostic de santé mentale qui l’a obligé à renoncer à sa carrière de traducteur professionnel et à trouver un emploi dans un parking à Barcelone comme gardien de nuit. Passionné de poésie et de littérature – de Voyage au bout de la nuit de Céline, par exemple – il passe ses nuits à lire et à enregistrer ses impressions sur ses lectures. À présent à deux sur scène et entouré·es du public, iels élaborent un impressionnant spectacle et un dialogue qui s’écoule doucement comme les pages d’un livre : leurs vies, les différentes formes de précarité dans notre société, l’intérêt de Carles Albert pour Frantz Fanon ou pour Donna Haraway, ses conversations avec les client·es du parking,… Ensemble, iels retracent l’histoire d’un intellectuel contraint à l’obscurité et questionnent également ce que signifie raconter – et comment raconter – cette histoire aujourd’hui. Hacer Noche signifie passer la nuit : celles passées à lire dans le parking ; le temps d’une société qui relègue les personnes diagnostiquées en psychiatrie dans l’invisibilité de la nuit ; la nuit à la fin du voyage de Céline, avant l’arrivée d’une aube nouvelle.
    Lieu
    Gare du Nord
    Gare du Nord
    1000 Bruxelles
    http://www.galeries.be/
  • Concours Reine Elisabeth 2022 : violoncelle

    09.05.2022  >  14.05.2022

    • Concert
    Chaque candidat jouera une sonate de Boccherini avec accompagnement de violoncelle, le 1er mouvement de la Sonate pour violoncelle seul d'Ysaÿe et une oeuvre moderne avec accompagnement de piano.

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    Chaque candidat jouera une sonate de Boccherini avec accompagnement de violoncelle, le 1er mouvement de la Sonate pour violoncelle seul d'Ysaÿe et une oeuvre moderne avec accompagnement de piano. Flagey, Queen Elisabeth Competition € 15 > € 9
    Lieu
    Flagey
    Place Sainte-Croix
    1050 Ixelles
    Tél : +32 2 641 10 10
    Réservation : +32 2 641 10 10
    info@flagey.be
    http://www.flagey.be
  • Le clan de la rivière sauvage - L’oeil du serpent

    10.05.2022  >  04.09.2022

    • Exposition
    Avertissement au lecteur : ce que vous avez sous les yeux n’est pas un livre. C’est une porte. L’une des portes d’entrée d’un monde fabuleux, un monde d’aventure et de magie, un monde d’émotions, de rires et d’épouvante : le monde des Grands Conteurs.

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    Dans le petit village de Saint-Isidore, la vie est tranquille. Un peu trop d’ailleurs pour le jeune Zaki, qui rêve de vivre en vrai les aventures qu’il trouve dans les livres. Jusqu’au jour où Anacharsis, Grand Conteur itinérant, arrive et raconte aux habitants une histoire de pirates. Lorsque Zaki et son copain Choco apprennent que le vieil homme va repartir sans achever son récit, ils décident d’en découvrir la fin par eux-mêmes. Ils s’introduisent alors dans la chambre du conteur pour lire son gigantesque recueil, et sont surpris par cette peste de Mélie et sa petite sœur Loulou. Les quatre enfants sont loin d’imaginer le pouvoir du livre qu’ils vont feuilleter, ou les convoitises qu’il peut attirer… Les éditions de la Gouttière Une confrérie de Grands Conteurs, un livre magique, des passages possibles entre plusieurs mondes, une chasse au trésor…autant d’éléments fascinants qui promettent une aventure extraordinaire ! Aux côtés des personnages attachants du « Clan de la rivière sauvage », le récit riche en rebondissements écrit par Régis Hautière entraîne le lecteur dans un monde imaginaire captivant. Ce voyage en terre de contes se dessine sous les traits sensibles et délicats de Renaud Dillies dont le travail graphique expressif, accentué par la mise en couleur dynamique de Christophe Bouchard, alterne les styles et les ambiances pour porter le récit. Après avoir unis leurs talents sur les très poétiques titres Abélard et Alvin (Dargaud), le duo d’auteurs complices s’associe de nouveau pour proposer une série jeunesse originale. Avec cette exposition, le CBBD invite petits et grands à découvrir une aventure placée sous le signe de l’amitié et du suspense, qui célèbre la magie des mots, des livres et des histoires… Mélanie Andrieu, Centre Belge de la Bande Dessinée Avec le soutien de la région Bruxelles-Capitale
    Lieu
    Musée de la Bande Dessinée
    Rue des Sables, 20
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 219 19 80
    visit@cbbd.be
    http://www.cbbd.be
  • Le Champ de Bataille

    10.05.2022  >  04.06.2022

    • Théâtre

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    Spectacle nommé aux Prix Maeterlinck de la Critique 2020 dans la catégorie "Meilleur Seul en scène". L’ennui avec les enfants, c’est qu’ils grandissent. C’est qu’un beau matin, sans prévenir, ils mettent des trainings, répondent par onomatopées et écoutent de la mauvaise musique (…) Ça coûte une fortune en crème anti-boutons, ça change d’humeur toutes les six minutes, ça a le nez qui pousse. Ça se traîne du divan au lit en mettant un point d’honneur à vous rappeler que vous n’êtes absolument pas à la hauteur de votre rôle de père. Ça vous empoisonne. Ça vous déteste. C’est cruel un enfant qui grandit. Comble de tout, une fois dépassé le mètre 50, ça cesse de vous considérer comme Dieu en personne. La quarantaine galopante, voilà ce que se dit ce père, enfermé dans les toilettes, ultime forteresse inviolable, où il consulte des dépliants de voyage, manière d’échapper pour de bon à la pesanteur du quotidien, avec d’un côté un fils aîné en pleine adolescence, de l’autre son couple en crise, sexuelle notamment. Jérôme Colin, Denis Laujol et Thierry Helin nous offrent un spectacle sur l’amour familial où les sentiments sont à vif, comme sur un champ de bataille. Un spectacle qui questionne la violence sociale, notamment produite par l’école et la famille, mais qui n’est jamais dénué d’espérance car il est porté par une plume pleine de tendresse et de dérision.
    Lieu
    Théâtre de Poche
    Chemin du Gymnase, 1 A
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 649 17 27
    Réservation : +32 2 649 17 27
    reservation@poche.be
    http://www.poche.be
  • La Dernière nuit du monde

    10.05.2022  >  14.05.2022

    • Théâtre
    Tout dort encore, et bientôt plus jamais. Imaginer un monde sans nuit. Un monde où l’homme, épaulé par la science, mettrait fin à ses besoins physiologiques de sommeil. Une pilule lui permettrait de dormir 45 minutes sans effet de fatigue. Dans « l’ère de la nuit fragmentée » – celle où chacun choisit le moment où il souhaite dormir – les étoiles ne bercent plus aucun rêve, aucun silence. La vie active, furieuse, sans relâche, court dans les veines d’une humanité jouissive et toute puissante. Fantasme pour certains, cauchemar pour d’autres, La Dernière nuit du monde aborde un thème à peine tabou. Une planète H24 sous le fallacieux prétexte que le jour déborde et qu’il est donc grand temps pour l’homme d’habiter le temps autrement.  Dans cette création aux accents d’anticipation, Laurent Gaudé et Fabrice Murgia retrouvent un terrain propice à la collaboration. L’opéra Daral Shaga les avait réunis en 2014 aux côtés de la Cie Feria Musica. Les deux hommes s’étaient proposés de retravailler un jour ensemble. L’essai de Jonathan Crary 24/7, Le Capitalisme à l’assaut du sommeil leur a donné cette occasion.  Il n’y a pas de lumière qui n’ait besoin d’ombre.  Pour évoquer ce terrible destin d’un monde sans repos, Laurent Gaudé imagine un jeune couple : Gabor (Fabrice Murgia) et Lou (Nancy Nkusi). Lui, se jette corps et âme dans la réalisation de cette pilule funeste. Elle, tente de le raisonner, de le sensibiliser. En vain. La dernière nuit survient, pour l’humanité mais aussi pour le couple. Lou disparaît. Débute une enquête que troublent finalement le manque de sommeil et les intérêts d’un capitalisme effréné.

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    Tout dort encore, et bientôt plus jamais. Imaginer un monde sans nuit. Un monde où l’homme, épaulé par la science, mettrait fin à ses besoins physiologiques de sommeil. Une pilule lui permettrait de dormir 45 minutes sans effet de fatigue. Dans « l’ère de la nuit fragmentée » – celle où chacun choisit le moment où il souhaite dormir – les étoiles ne bercent plus aucun rêve, aucun silence. La vie active, furieuse, sans relâche, court dans les veines d’une humanité jouissive et toute puissante. Fantasme pour certains, cauchemar pour d’autres, La Dernière nuit du monde aborde un thème à peine tabou. Une planète H24 sous le fallacieux prétexte que le jour déborde et qu’il est donc grand temps pour l’homme d’habiter le temps autrement.  Dans cette création aux accents d’anticipation, Laurent Gaudé et Fabrice Murgia retrouvent un terrain propice à la collaboration. L’opéra Daral Shaga les avait réunis en 2014 aux côtés de la Cie Feria Musica. Les deux hommes s’étaient proposés de retravailler un jour ensemble. L’essai de Jonathan Crary 24/7, Le Capitalisme à l’assaut du sommeil leur a donné cette occasion.  Il n’y a pas de lumière qui n’ait besoin d’ombre.  Pour évoquer ce terrible destin d’un monde sans repos, Laurent Gaudé imagine un jeune couple : Gabor (Fabrice Murgia) et Lou (Nancy Nkusi). Lui, se jette corps et âme dans la réalisation de cette pilule funeste. Elle, tente de le raisonner, de le sensibiliser. En vain. La dernière nuit survient, pour l’humanité mais aussi pour le couple. Lou disparaît. Débute une enquête que troublent finalement le manque de sommeil et les intérêts d’un capitalisme effréné.
    Lieu
    Théâtre National Wallonie-Bruxelles
    Boulevard Emile Jacqmain, 111
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 203 53 03
    Réservation : +32 2 203 41 55
    info@theatrenational.be
    http://www.theatrenational.be
  • Reporters de guerre - Sébastien Foucault

    10.05.2022  >  15.05.2022

    • Théâtre

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    Au début des années 1990, Françoise Wallemacq – correspondante de la RTBF – fait partie des centaines de journalistes à s’être rendu·es en Bosnie pour couvrir la guerre et le siège de Sarajevo. Vingt ans plus tard, la réécoute de sa voix d’alors, inspire à Sébastien Foucault cette pièce captivante sur la responsabilité des récits. Sébastien Foucault est comédien ; on l’a vu notamment dans les pièces Civil Wars et La Reprise de Milo Rau lors d’éditions précédentes du Kunstenfestivaldesarts. Il s’appuie sur ces questions liées à la relation auteur·ices-récits pour poser une réflexion sur sa propre pratique du théâtre documentaire et sur les limites de la mise en scène d’un récit. Oscillant en permanence entre journalisme et théâtre, la pièce met en scène l’ex-journaliste de guerre bosniaque Vedrana Božinovi, qui a couvert le siège de Sarajevo et qui est depuis devenue comédienne, Nikša Kušelj, comédien et chanteur qui a fui le siège de Dubrovnik, et Michel Villée, ancien attaché de presse de MSF Belgique, aujourd’hui marionnettiste. S’appuyant sur la maîtrise de plusieurs techniques de représentation, les artistes exploitent les ressources du théâtre pour transformer d’anciens reportages radio en objets artistiques. Reporters de guerre est une performance théâtrale poignante, qui traite du récit, de ses limites mais aussi de sa lutte contre l’indifférence et l’oubli.
    Lieu
    Théâtre Les Tanneurs
    Rue des Tanneurs, 75
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 512 17 84
    Réservation : +32 2 512 17 84
    info@lestanneurs.be
    http://www.lestanneurs.be